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C’était une journée ordinaire au bureau. Nous étions tous en train de nous chamailler d’échanger des idées stratégiquement intéressantes pour le développement du site www.pompe-a-biere.com.

Nous étions 5 : Richard, Vincent, Mickaël, Julie* et moi.

Julie s’occupe du Service Clients et a donc un téléphone greffé à l’oreille en permanence. Julie, c’est ma collègue, ma copine de chaussures et de migraines. Elle est toujours souriante, drôle et apporte un joli petit grain de folie dans notre entreprise.   

Nous étions donc en train de débattre des améliorations à apporter au flux du site lorsque nous nous tournons tous vers Julie attirés par la panique qui émanait de sa voix.

  • Allo, Monsieur PetitJean* ? Monsieur PetitJean, vous m’entendez ?Monsieur PetitJean, répondez-moi, s’il-vous-plaît !

(Vince choisit à ce moment précis de lancer une vanne pas drôle du tout)

  • Mais ce n’est pas drôle, le client ne répond plus !, s’énerve Julie.
  • Ce n’est pas grave, rappelle-le !, dit Richard
  • J’ai uniquement son numéro de portable et ça ne répond pas ! Il faut que j’appelle les pompiers !
  • « Mais enfin pourquoi ???? », nous exclamons-nous tous d’un seul homme (et une femme, moi en l’occurrence)
  • Juste avant que je n’entende plus Monsieur PetitJean, il a dit « Je ne me sens pas bien du tout », il a du faire un malaise  ! Si je ne fais rien, c’est non-assistance à personne en danger ! explique Julie, au bord de la crise de nerfs.

On se regarde tous, un peu sceptiques. Mais nous laissons Julie faire. Nous reprenons tous nos activités professionnelles tout en gardant l’oreille bien tendue vers Julie.

Julie compose le 18.

  • Oui, Bonjour, je suis Julie de Pompe-a-biere.com, je vous appelle car j’étais en conversation avec un client qui ne répond plus et ces derniers mots ont été « Je ne me sens pas bien du tout ».

Là, l’oreille toujours en alerte, nous déduisons des bribes de conversations que le pompier au téléphone lui dit qu’elle est dans le 59 et que le client en question étant dans le 69, ils vont la transférer dans le département concerné.

Je vous passe les détails, mais au final, les pompiers disent qu’ils se mettent immédiatement en route pour porter secours à Monsieur PetitJean.

Julie, le sentiment du devoir accompli, se sent déjà mieux.

L’atmosphère se détend au sein du bureau et nous reprenons des activité normales, c’est à dire que Vince remet le nez dans son flux (ce qui donne lieu systématiquement à de mauvais jeux de mots), Mickaël s’emploie à coder frénétiquement, Richard retourne à son golf (normal, c’est notre boss) et quant à moi, j’attaque ma seconde compote pomme-mangue en corrigeant un e-mailing tandis que Julie se remet de ses émotions.

Le téléphone sonne. (Les affaires reprennent !)

Julie décroche.

  • Ah Monsieur PetitJean, c’est vous, mais vous m’avez fait une peur bleue ! J’ai cru que vous aviez fait un malaise ! Ahahahaah HihihihohHIHIHI !!! Ah oui, mais je croyais que…. AhAHAHAHAHAH !!! Oui, Monsieur PetitJean ! Je suis rassurée, Monsieur PetitJean, mais il faut que je vous dise que vous risquez d’avoir la visite des pompiers, s’esclaffe t-elle !

Nous assistons à cette scène quelque peu surnaturelle dans un silence total perturbé par les éclats de rire de Julie, qui se tortille sur son fauteuil, rougit et frise la crise de fou-rire.

Nous nous inquiétons alors pour sa santé mentale. Elle raccroche mais elle est incapable de prononcer le moindre mot tellement elle pleure… de rire !

Enfin, après avoir pratiqué une micro séance de relaxation sophrologique, elle nous explique sa conversation avec Monsieur petitJean.

En fait, Monsieur PetitJean n’a pas fait de malaise. Il n’entendait tout simplement plus Julie. Il n’a JAMAIS dit « Je ne me sens pas bien du tout » mais « Je ne vous entends pas bien du tout ». Puis il a expliqué qu’il n’a pas répondu au téléphone car il s’est rendu aux toilettes et que lorsqu’il va aux toilettes, il n’emmène pas son téléphone.

Vous imaginez bien le fou-rire général que cette conversation de sourds a déclenché au sein de l’équipe !

Le soir-même, Monsieur petit-Jean nous envoyait un e-mail en nous disant qu’effectivement, deux minutes plus tard, les pompiers avaient tambouriné à sa porte, menaçant de l’enfoncer. Lorsque que notre client leur a expliqué ce quiproquo rigolo, les pompiers ont éclaté de rire, le remerciant presque pour ce moment de légèreté dans leur journée éprouvante !

Tout ceci pour vous dire que chez www.pompe-a-biere.com, les clients sont vraiment entre de bonnes mains (et de mauvaises oreilles) grâce à notre Julie adorée ! Il est vrai que certains soldats du feu sont plutôt à notre goût !

Alors, ne vous avisez pas à nous faire des blagues, les pompiers, le SAMU, la SPA, la police voire même le GIGN pourraient débarquer chez vous ! On ne plaisante pas avec la santé des clients ! 🙂

  • Pour des raisons de confidentialité, le nom de notre aimable client a été modifié.
  • Avec la sympathique autorisation de Julie et de sa bonne humeur permanente !

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